Villes et Municipalite Saint-Gilbert

Présentation

Population 297 habitants
Superficie 37.4 km*km
Densite 7.94 habitants/km*km
Latitude 46.72 °
Longitude -72.01 °

Plus d'informations

Saint-Gilbert Notre histoire

La paroisse de Saint-Gilbert

La paroisse de Saint-Gilbert a été officiellement fondée, le 13 février 1893, par le Cardinal Elzéar Alexandre Taschereau, Archevêque de Québec. Bien que la population de 1890 soit plus grande que celle de 2000, cela est dû principalement à la grosseur des familles qui a diminué car il y a plus de familles à l’an 2000 qu’en 1890. Il y a tout près de 300 habitants dans la municipalité dont plusieurs agriculteurs. Bien qu’elle soit peu nombreuse, la population est très solidaire car tout le monde connaît son entourage.

Le bénévolat est une partie intégrante du village. La municipalité appuie les bénévoles financièrement et prête aussi des locaux pour récompenser leurs efforts. Sans bénévoles, nous ne pourrions probablement pas nous permettre d’avoir un Centre Internet. Des bénévoles assurent aussi le fonctionnement du Cercle de Fermières. Mais d’où vient cet esprit de solidarité? Plusieurs événements ont précédé la fondation. Vous verrez dans ce document, les grandes étapes de la fondation de la municipalité de Saint-Gilbert.

La paroisse actuelle se situe dans le comté de Portneuf, à mi-chemin entre la ville de Trois-Rivières et la ville de Québec. Le comté de Portneuf a vu le jour le 17 août 1827 alors qu’une loi de la province du Bas-Canada, maintenant devenue la province de Québec, créait l’actuel comté remplaçant celui de « Hampshire » formé le 7 mai 1792. Le comté de Portneuf tire son origine de 6 seigneuries de la Nouvelle-France : celle de Grondines (ou St-Charles de Roches) concédée en 1637 ; celle de Deschambault (ou Chavigny) concédée en 1640, celle de Portneuf et de Saint-Augustin (ou de Maure) concédée en 1647 ; celle de Neuville (ou Pointe-aux-Trembles ou Dombourg) concédée en 1653 et celle des Écureuils (ou Bélair) concédée en 1672.


L’arrivée des premiers pionniers

La plupart des premiers pionniers venaient de Deschambault et du Cap-Santé, tous deux étant des villages avoisinants. À la recherche de terres à défricher, à fertiliser et d’ensemencer, ces pionniers courageux devaient s’infiltrer à travers les bois pour se rendre à leur terre car il n’y avait pas de sentier pour s’y rendre.


Les défricheurs

 

Ils sont arrivés par petits groupes pour graduellement augmenter leur nombre. Leur première raison d’être était d’élever une demeure, souvent modeste, mais sur un sol fécond qui pouvait produire de riches moissons. Pour y arriver, ils travaillaient avec ardeur à abattre les arbres, déraciner le sol et raser tout ce qui pouvait nuire sur leur passage.

Étant sans moyen de transport, les paysans se bâtissaient près des cours d’eau car ils devaient aller chercher leur eau, et parfois même du poisson, pour subvenir à leurs besoins. Ce n’est pas sans raison que les villages de Deschambault et Grondines furent fondés avant Saint-Gilbert, tous deux étant à proximité du Fleuve St-Laurent. La disposition des rangs (routes) témoigne de cette ordre, le premier rang qui est maintenant la route 138 est à proximité du fleuve et les rangs qui succèdent s’éloignent graduellement du fleuve. Le 5e rang est devenu la route principale de Saint-Gilbert, maintenant sous le nom de rue Principale.

Les défricheurs allaient aussi à la chasse car la forêt qui les entourait était bondée de gibier. Avec la nourriture, l’eau et un endroit pour s’abriter, les paysans avaient les outils nécessaires pour y rester avec leur famille. 

 

Le chemin du 5e rang

La volonté de nos ancêtres était très grande, ils pouvaient parcourir des milles dans des chemins où il était difficile de passer pour se rendre à l’église de Deschambault, car c’était l’église la plus proche à l’époque. De plus, n’ayant aucun moyen de communication, les gens devaient se rendre à l’église pour lire les messages publics.

C’est pourquoi, le 23 juillet 1833, était lue et publiée par les commissaires des chemins, aux portes des églises de Deschambault et Cap-Santé (vu que plusieurs intéressés résidaient en ces dits lieux), la requête présentée par plusieurs propriétaires du 5e rang qui n’ont aucun chemin d’approuvé par la loi.

C’est alors que plusieurs routes ont été construites à partir du 5e rang; certains propriétaires étant dans l’obligation de céder une partie de leur terrain pour faire place à la route ont reçu un montant d’argent en compensation.


La fondation

La future municipalité de Saint-Gilbert continue à prendre racine. En 1890, trois ans avant d’être fondée, la municipalité compte tout près de 80 familles échelonnées aux 4e et 5e rangs de Deschambault ainsi que 12 autres aux 6e et 7e rangs de St-Alban, pour un total de 509 habitants.

Le 14 juin 1890, 72 requérants de la seigneurie de Deschambault soumettent une première requête à l’autorité ecclésiastique. Par la suite, une assemblée des membres de la fabrique de Deschambault, tenue le 7 décembre 1890, favorisant l’érection de la nouvelle paroisse, avait voté 8 000$ dans l’espoir d’éviter le coût des travaux d’agrandissement de leur église.

Cinq mois plus tard, une seconde requête présentée par des habitants des 4e et 5e rangs amène le décret canonique de la paroisse, ou en d’autres termes, la fondation de la paroisse par un membre du clergé. Tôt après ce décret, la municipalité songeait à s’implanter avec l’engagement de ses citoyens. Le 27 avril 1893, l’érection civile de la paroisse fut approuvée par L’Honorable Alexandre Lacoste, Chevalier, membre du Conseil Privé pour le Canada. Monsieur Narcisse Durocher fut notre premier maire, supporté par trois conseillers. En hiver 1894, le nombre de conseillers doubla, formant ainsi un conseil plus solide. Après plus de cent ans d’existence, le nombre de conseillers est toujours demeuré à six.


Le développement

Il serait totalement faux de dire que les paroissiens n’ont pas joué un rôle important dans le développement de Saint-Gilbert. N’ayant ni presbytère ni église, cette dernière étant en construction, monsieur l’Abbé J.A.P. Ouellet, le premier «pasteur» de la paroisse, logeait à la demeure de Monsieur et Madame Létourneau. Bien qu’il soit devenu vicaire de Saint-Alban après un mois d’intense dévouement, il fut remplacé par le Révérend F.E. Casault, qui avait maintenant la tâche de desservir Saint-Gilbert.

Même sans église, cela n’a pas empêché les paysans de faire leurs devoirs. Tour à tour, l’on prenait le soin de voyager M. le curé pour les célébrations religieuses, elles étaient données à la demeure de Monsieur et Madame Létourneau ainsi qu’à l’école, qui était également la salle paroissiale.

La construction de l’église fut complétée en 1893 et le presbytère l’année suivante. Monsieur l’Abbé F.E. Casault fut désigné pour diriger tous les travaux.


 

 

Mission accomplie

Àprès plus de 50 ans, l’un des rêves les plus chers des paysans est désormais devenu réalité. En septembre 1893, la bénédiction de l’église et la célébration de la première messe eurent lieu. Le Révérend Louis Garon, prêtre et vicaire de Deschambault bénit l’église, l’un des monuments les plus précieux pour les villageois. Monsieur Caseau prononça le sermon et réjouit le cœur des paysans, qui avaient fait foi d’une grande volonté pour bâtir une paroisse dont ils pouvaient être fiers.

 

Incendies

Bonheur d’un jour ne veut pas dire bonheur pour toujours; en l’intervalle de 10 années, deux incendies éclatent, au presbytère et à l’église, en 1914 et 1925 respectivement. Le 7 juillet 1914, rien de pouvait empêcher l’incendie du presbytère. La municipalité n’avait aucun moyen pour prévenir l’incendie. Cependant, le presbytère fut reconstruit grâce à la bonne volonté de ses citoyens.

Le 4 avril 1925, c’était au tour de l’église d’être réduite en cendres. En seulement deux heures, l’église a été complètement brûlée par les flammes. Heureusement, certains objets sacrés furent sauvés mais il a fallu emprunter les ornements nécessaires à la célébration de la messe à la municipalité voisine : St-Marc-des-Carrières.


 
L’église fut aussitôt reconstruite en granite, et ce n’est qu’en 1928 qu’elle fut bel et bien terminée. Le revêtement intérieur a été adapté (en partie) par le curé de l’époque, Adélard Gagnon, entré en fonction en 1926, avec l’aide de son architecte.
 

 


Monuments et objets de valeur

Notre municipalité possède deux splendides monuments représentant le Sacré-Cœur et le Calvaire du Christ ainsi qu’une grotte de la Vierge.

Le premier monument a été possible grâce à l’initiative de Monsieur l’Abbé Rosario Pouliot qui a dressé les plans et recueilli les fonds nécessaires à son implantation. Ce monument n’aurait pas vu le jour sans l’aide financière de Messieurs Israël Paquin et Achille Lefebvre. On peut apercevoir ce monument près de l’entrée de l’église.

Le second monument est un don de Monsieur Arthur Morissette. L’on peut apercevoir au bas du monument une inscription latine qui signifie « Salut, Ô Croix, Notre Unique Espérance ». Il veille toujours sur nous, il s’assure que l’on puisse dormir en paix.

Pour souligner l’arrivée du nouveau millénaire, deux familles ont fait don d’une grotte dédiée à la Vierge Marie qui a été bénite à la fête de l’Assomption le 15 août 2000.

Notre église possède plusieurs ornements d’une valeur et d’une beauté hors du commun. En voici quelques-uns :


Vous voyez ici deux reliquaires : l’un contenant un relique de Sainte-Anne et l’autre de Saint-Gilbert.
Le crucifix, au centre contient 25 reliques: apôtres, martyrs et évangélistes.
Il y a une relique de la vraie croix Jésus-Christ, ainsi que des reliques de différents saints.

À gauche: ostensoir datant de 1893
A droite: ostensoir actuel

À gauche: le calice et la patène
À droite: le ciboire
À l’avant: les burettes

De gauche à droite: la navette, l’encensoir, le bénitier et le goupillon, les ampoules pour les saintes huiles, et la clochette

Après plus de 100 ans d’histoire, notre communauté chrétienne continue de cheminer. Pendant que le Conseil de la Fabrique voit à l’administration, le Conseil Paroissial de Pastorale et le Service d’Initiation à la Vie Chrétienne s’occupent de l’aspect religieux.

Photo du presbythère actuel