Region Lac Saint-Jean

Ville Population
Alma 30 904 habitants
Dolbeau-Mistassini 14 384 habitants
Roberval 10 544 habitants
Saint-Félicien 10 477 habitants
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix 3 985 habitants
Normandin 3 220 habitants
Saint-Prime 2 753 habitants
Hébertville 2 481 habitants
Albanel 2 262 habitants
Desbiens 1 053 habitants

Activités Lac St-Jean

Parc régional des Grandes-Rivières du lac Saint-Jean

Le Parc régional des Grandes-Rivières du lac Saint-Jean met en valeur les paysages associés aux rivières du nord du lac Saint-Jean. Été comme hiver, un réseau de sentiers permet la pratique de la randonnée pédestre, du vélo, de la raquette et du ski de fond. Des circuits de qualité s’offrent aussi aux quadistes et aux motoneigistes avec La Passerelle du 49e. Des pourvoyeurs associés au Parc régional proposent des séjours dans l’arrière-pays en canot-camping, en traineau à chiens ou en motoneige. Également, les visiteurs peuvent réserver en ligne leur emplacement de camping sauvage. Voir les détails

La Passerelle du 49e – circuit quad et motoneige

La Passerelle du 49e est un circuit touristique d’exception à l’usage des motoneigistes et des quadistes, situé au nord du mythique lac Saint-Jean. D’une longueur de 236 kilomètres et ponctué de plusieurs passerelles, la forêt boréale y est mise en valeur au gré des paysages et des rivières qui comptent parmi les plus belles du Québec. Forfaits disponibles. Voir les détails

Chemin pèlerin Monasteriorum

Le Chemin pèlerin Monasteriorum est un sentier pédestre de 28 kilomètres situé au nord du lac Saint-Jean, entre Dolbeau-Mistassini et Saint-Eugène-d’Argentenay. Dans un environnement propice au recueillement, ralentissez le temps en marchant dans les pas des moines cisterciens de Mistassini et découvrez les trois sites où les Pères trappistes établirent leurs monastères depuis 1892. Au contact d’un patrimoine naturel d’exception, une paix pastorale amène les marcheurs et les pèlerins à travers champs tout en longeant la magnifique rivière aux Rats. Voir les détails

Sentier de la Rivière Petite Décharge

Ce sentier longe la rivière Petite Décharge à la hauteur du bassin Saint-Georges à Alma. La proximité du sentier et de la rivière permet d’avoir une vue splendide sur la nature sauvage du secteur. Pratiquez la randonnée pédestre ou encore la raquette! En hiver, le sentier passe à proximité du village sur glace du coin offrant un décor bucolique. Accès: Gratuit Point de départ: Près de la rampe de mise à l’eau, à côté du pont Saint-Georges (via l’avenue Boudreault) OU au bout de la rue Saint-Aimé. Voir les détails

Sentier de la Rivière Alex (Zec des Passes)

Découvrez les beautés du territoire de la ZEC des Passes qui comprend 900 lacs, lors de cette randonnée d’une demi-dizaine de kilomètres. Cassez la croûte dans l’une des aires à pique-nique aménagées et faites trempette dans la rivière au bout du sentier! Ce dernier est accessible à l’année sauf en période de chasse, soit de la fin septembre à la mi-octobre. En août, pensez à amener votre contenant pour cueillir de délicieux bleuets sauvages! Voir les détails

Parc Falaise

Situé en plein cœur du centre-ville d’Alma, le Parc Falaise propose un sentier de randonnée pédestre de 2 kilomètres en nature. Le sentier permet de découvrir plusieurs sculptures monumentales qui furent créées lors des symposiums internationaux de 1965 et 1966 tenus à Alma. Profitez d’une promenade en soirée pour admirer la passerelle du 150e illuminée qui traverse les rapides de la rivière Petite Décharge. Voir les détails

Sentier des Grands Pins Blancs

Le sentier vous fera découvrir l’un des rares endroits où il est encore possible de voir de grands pins blancs. Il est situé sur l’Île Maligne qui est entourée de la rivière Grande Décharge. Lors de votre promenade, vous aurez l’occasion de traverser des digues liées au puissant barrage hydroélectrique, de profiter de la vue sur la rivière grâce à un belvédère et d’en apprendre davantage sur l’histoire des lieux et de la faune grâce aux panneaux d’interprétation. Le sentier rejoint le circuit cyclable de la Véloroute des Bleuets. Voir les détails

Ferme Benoît et Diane et Fils

Faites une incursion dans la vie réelle d'agriculteurs en visitant la fermette, rencontrant le troupeau de vaches et vous baladant dans les champs et le potager. Une visite des abords du lac Saint-Jean et une dégustation des produits de la ferme est aussi disponible. Voir les détails

Verger de Velours

Découvrez des produits uniques dont l'un des seuls cidres de pomme produit au Saguenay-Lac-Saint-Jean et la première boisson de chèvrefeuille comestible de la province. L'entreprises détient plus d'une quinzaine de distinctions nationales et internationales pour ses produits alcoolisés. Visitez les vergers et admirez la beauté et la générosité de la nature. Sur réservation, des dégustations de chocolats accompagnés des produits alcoolisés sont disponibles. Voir les détails

Microbrasserie du Lac-Saint-Jean

Après deux décennies de production, il n'y a pas à dire, les bières artisanales de la Micro du Lac sont savoureuses et... nombreuses! L'ardoise est en continuel changement, et des bières saisonnières sont disponibles de manière éphémère. Vous aimeriez bien manger tout en dégustant une bière? C'est possible dans le superbe restaurant ou sur la fabuleuse terrasse. L'effervescence de la rue de la plage, la proximité du Marché public, l'accessibilité de la Véloroute des Bleuets et la présence des nombreux campings et plages vous assurent une ambiance dynamique!

SUITES

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Présentation

Population 276368 habitants
Superficie 98713 km*km
Densite 2.8 habitants/km*km
Latitude 48.56 °
Longitude -71.99 °

Plus d'informations

La région du lac Saint-Jean et ses environs

Sur le plan géographique, le lac Saint-Jean est l’héritier d’un golfe de la mer Champlain qui a pénétré par le Saguenay. Il occupe une dépression limitée par des failles correspondant grossièrement à son bassin-versant et est lui-même installé dans un ombilic d’origine glaciaire barré à l’aval par la barre rocheuse d’Alma. Cette évolution morphologique explique les terrasses marines et l’étendue de ses basses-terres fertiles.

Ces caractéristiques expliquent aussi la colonisation, l’aménagement des cours d’eau et le développement de l’industrie dans cette région, et, plus anciennement, celui des voies fluviales vers l’intérieur nordique du pays.

Une des nappes d’eau les plus connues du Québec, le lac Saint-Jean est situé à quelque 250 km au nord de Québec. D’une superficie excédant les 1040 km carrés, ce bassin, de forme plutôt ovale, possède une longueur de près de 49 kilomètres et une largeur de 29 kilomètres.

Ce lac récolte, entre autres, les eaux des rivières Ashuapmushuan, Mistassini, Péribonka et Métabetchouane, tout en constituant la source de la rivière Saguenay. Une bonne quinzaine de municipalités rurales et de villes, dont Alma et Roberval, se sont établies sur son pourtour depuis le début de la colonisation de la région vers le milieu du XIXe siècle.

Le navigateur Jean Fonteneau, dit Alfonse, dans « La Cosmographie » de 1544, appelle cette vaste entité hydrographique Mer du Saguenay. En 1603, Samuel de Champlain apprend de ses informateur amérindiens que le lac représente une étape pour se rendre du Saguenay à la baie d’Hudson, connue alors sous le nom de Mer du Nord.

Le jésuite Jean de Quen est le premier Européen à atteindre les rives du lac ; dans la « Relation » de 1647, ce dernier est désigné sous la dénomination de Lac Piouagamil. La tribu montagnaise des Kakouahaks ou Porcs-Épics occupait alors les environs de ce plan d’eau, baptisé Piekouagami, ce qui signifie « lac plat ou peu profond », en raison de sa profondeur relativement faible, – 63 mètres tout au plus – et du peu de relief de son rivage ; certains ont traduit ce nom amérindien par « lac dont les rives sont formées par de longues grèves » ou « lac dont les bords sont longs ». Plus tard, en 1652, le père Jean de Quen, fondateur des missions du Saguenay, ajoute : « Le lac que les Sauvages appellent Piagouagami, et que nous avons nommé le Lac de Sainct Jean ».

Sans doute, utilise-t-on le prénom Jean pour honorer son saint patron. Lieu de rassemblement et d’échanges pour les nations amérindiennes, le lac devient rapidement un endroit privilégié par les marchands et les trappeurs désireux d’acheter ou de vendre des fourrures. D’ailleurs, dès 1767, débute l’établissement de postes de traite avoisinant le plan d’eau.

Le XIXe siècle et les premières décennies du XXe siècle voient le peuplement de la région, et par le fait même, le développement des activités agricoles et industrielles. Le lac facilite alors le transport des colons et des marchandises d’une rive à l’autre. Des barrages sont construits afin de régulariser ses eaux (1857) et d’alimenter, principalement, l’industrie de l’aluminium en énergie hydroélectrique (1922). Il s’ensuivra quelques inondations, dont une très importante en 1926.

Depuis 1955, le lac Saint-Jean est célèbre pour sa traversée internationale. Les nageurs devaient, à l’origine, parcourir la distance séparant Péribonka de Roberval. De nos jours, le trajet suivi par les participants consiste à effectuer un aller et retour entre ces deux villes, à partir de Roberval.

Le mythe habite aussi le lac Saint-Jean. Un monstre serpentiforme, Ashuaps, y aurait été observé depuis au moins les années 1950. Souvent signalé dans la rivière Ashuapmushuan, il n’aurait pourtant fait que peu d’apparitions en public. L’écrivain Jacques Godbout fait d’ailleurs allusion à cette créature dans son roman « Isle au Dragon ». La vaste demeure d’Ashuaps est aussi celle de la ouananiche, espèce de saumon d’eau douce qui se retrouve en grande concentration dans le lac, et, en période de frai, dans la rivière Ashuapmushuan.

Une région et une circonscription électorale portent aussi le nom de Lac-Saint-Jean.

Canton de Pontbriand

Le canton de Pontbirand est localisé immédiatement au sud du lac Manouane, à 225 km au nord de Chicoutimi. La Petite rivière Manouane traverse presque en entier cet espace géographique complètement isolé des autres cantons pendant très longtemps. D’une vieille famille bretonne, monseigneur Henri-Marie Dubreil de Pontbriand (1708-1760), né à Vannes, en France, a été nommé évêque de Québec en 1741. Après la bataille des Plaines d’Abraham (1759), il s’est retiré chez les Sulpiciens à Montréal. Proclamation : 1890.

 

 

Saguenay-Lac-Saint-Jean

Saguenay-Lac-Saint-Jean. Vaste région occupant le moyen-nord québécois et dont la population d'environ 300 000 personnes (1991) est concentrée principalement dans les centres urbains de Chicoutimi, Jonquière et Alma. De 1652 à 1842, le territoire était réservé à la traite des fourrures. Seuls les agents de commerce et les missionnaires étaient autorisés à y pénétrer.

Les missionnaires mirent à profit le goût et les talents des Amérindiens pour la musique, et s'en servirent auprès des Montagnais des postes de Tadoussac, Chicoutimi et Métabetchouan. Le premier témoignage en ce sens fut celui de Jean DeQuen, découvreur du lac Saint-Jean, qui fit chanter « des cantiques spirituels » le 21 mai 1652 sur le site actuel de Belle-Rivière (Relations des Jésuites, 1652). En 1683, Thierry Beschefer, supérieur des missions, écrivit : « Nous avons à Chicoutimi et au Lac St-Jean, des missions et des chapelles bien ornées.

C'est là que s'assemblent les Montagnais et les Algonquins qui sont tous chrétiens [...]. Le soir, ils font des prières, chantant alternativement avec les Français qui s'y trouvent des cantiques de l'Église, ceux-ci en latin et les autres en leur langue » (Évocations et témoignages : centenaire du diocèse de Chicoutimi). Au siècle suivant, le père Jean-Baptiste de La Brosse apprit à lire, à écrire et à solfier aux Amérindiens de Tadoussac et « ce ne fut pas sans succès; il n'y avait pas eu de vêpres en montagnais depuis de nombreuses années; je veillai à ce qu'on les chante selon le mode habituel, avec deux choeurs qui alternent; on les chanta pour la première fois le jour de l'Épiphanie 1767 » (Annales missionis ab anno 1766 du père de La Brosse, traduction de Léo-Paul Hébert).

Lorsque James McKenzie passa à Tadoussac en 1808, il remarqua que les Montagnais « excellent dans le chant des hymnes et que ceux qui chantent à l'église lisent suffisamment la musique pour chanter correctement » (Léo-Paul Hébert, « La Brosse », DBC, vol. IV). Les mêmes faits sont corroborés par François Pilote en 1851.

Saguenay

Le 11 juin 1838, les premiers colons, provenant principalement de la région de Charlevoix, débarquèrent à Grande-Baie (auj. Ville de La Baie). Le Saguenay s'ouvrit officiellement à l'exploitation forestière et à l'agriculture en 1842. Les pionniers agrémentaient leurs loisirs de chansons et n'avaient souvent pour instrument que le violon. à Chicoutimi, dès 1843, on retrace un premier violoneux, Charles Belleau, bientôt suivi d'un autre, John Chaperon. Cette tradition du violoneux, dont Louis « Pitou » Boudreault fut un exemple, demeura longtemps vivante. Le premier piano acheté vers 1855 par le père de Georges McKenzie fut transporté sur deux canots par des Amérindiens. Il était sitôt revendu à Charles Roy de la Grande-Baie.

Il y eut un orgue à Saint-François-Xavier de Chicoutimi avant 1873, instrument en mauvais état dont le pédalier n'aurait jamais servi et qu'on nommait « la brimbale » à cause du levier de la soufflerie. L'église fut érigée en cathédrale le 7 août 1878, mais ce n'est qu'en 1895 qu'un orgue du facteur québécois Napoléon Déry fut installé. Il fut malheureusement détruit dans l'incendie de 1912. Un orgue avait été acheté chez Bernard & Allaire de Québec dès 1888 par les paroissiens de Saint-Alphonse de Bagotville.

Isolée par sa géographie, la région dépendait culturellement de l'initiative des communautés religieuses, des membres du clergé, de quelques généreux laïques souvent autodidactes, ou de professionnels de passage. Dès l'arrivée des Soeurs du Bon-Pasteur à Chicoutimi en 1864, une institutrice, Mary-Ann O'Reilly, assura l'enseignement du piano, et les élèves pratiquaient le chant choral une demi-heure par jour. En 1898, un certain M.T. Jenkins annonçait « qu'il se chargera de former les jeunes élèves pour le piano à l'école de Bach, Clementi, Hummel et Kuhlau qui sont des maîtres enseignés dans les conservatoires européens » (Le Progrès du Saguenay, 20 octobre 1898). Au séminaire de Chicoutimi en 1877, Mgr Victor-Alphonse Huard se fit le promoteur d'une chorale, l'Union Sainte-Cécile, qui existait encore en 1991 sous le nom de Chorale Sainte-Cécile.

La première fanfare fut formée au même endroit en 1879. Elle se fit entendre à la messe de Noël à la cathédrale et joua « La Fille du régiment » à l'entrée de l'évêque, le « God Save the Queen » après la communion et la « Chicoutimi Waltz » de David-Odilon Dufresne après la messe. Avant 1918, des cordes s'ajoutaient parfois aux bois, cuivres et percussions pour former un orchestre, le premier sans doute au Saguenay. Parmi les prêtres qui dirigèrent ces différentes formations, on remarque D.-O. Dufresne, également organiste à la cathédrale (1881-89), David Chénard, Narcisse Desgagnés, Mgr Jos-Wilbrod Dufour, m. c. à la cathédrale, Mgr Albert Tremblay, Herménégilde Fortin, organiste à la cathédrale (1912-43) et prof. de piano (1912-55). Fortin enseigna notamment à Romuald Chayer et à François Brassard. Enfin, Maurice Constantin, né à Roberval en 1896, dirigea aussi la Fanfare de Chicoutimi et se fit compositeur et arrangeur à l'occasion.

Le premier corps de musique municipal fut l'Union musicale de Chicoutimi formée en 1888 par Ludger Alain. La Fanfare de Chicoutimi avec L. Fyfe à sa tête prit la relève en 1904. Plusieurs réorganisations s'imposèrent et, de 1932 à 1947, on fit souvent appel aux prêtres du séminaire pour la diriger. à partir de 1947, l'harmonie trouva un chef compétent et permanent en la personne d'Yvon Gaudreault, qui mit sur pied des cours gratuits d'instruments à vent. En 1935 fut créée l'Assn des fanfares amateurs du Saguenay, puis du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dont firent partie les harmonies de Chicoutimi, Saint-Dominique de Jonquière, Kénogami, Port-Alfred, Saint-Joseph d'Alma, Dolbeau, de l'Assn catholique de la jeunesse canadienne, des Chevaliers de Colomb, etc.

Les années 1930 et 1940 furent d'ailleurs témoins d'une effervescence dans le domaine des arts au Saguenay. En 1932, le premier baccalauréat en musique de la région fut obtenu par Anna-Marie Plourde, élève des religieuses du Bon-Pasteur à Jonquière. Entre 1935 et 1939, on entendait souvent Les Voix du Saguenay, octuor vocal accompagné au piano par Juliette Riverin et réuni par Vilmond Fortin pour la station CRCS. Avec le trio Marviro, l'ensemble fournit une partie de la musique retransmise quotidiennement par ce poste qui devint CBJ Radio-Canada en 1939. Un des chanteurs, Lucien Ruelland qui fit carrière comme ténor, étudia avec Rodolphe Plamondon à Chicoutimi (1938-39) avant de se rendre en Europe.

Des concerts où alternaient solistes, petits et grands ensembles sous la direction d'Herménégilde Poirier, furent présentés par la Société musicale de Jonquière (1935-36). François Brassard y participa. à partir de 1939, la Société des concerts (Community Concerts) de Chicoutimi accueillit plusieurs grands artistes de l'époque, tels que Szigeti, Piatigorsky, Serkin, Novaes, LeBlanc, Malcuzynski, Francescatti, Primrose, la Sinfonietta de Saint Louis; les chanteurs Bidú Sayão, Wilbur Evans, Igor Gorin et Edna Phillips. Active jusqu'en 1970, la Société présenta encore dans les années 1950 Gérard Souzay, Pierrette Alarie et Léopold SimoneauMaureen Forrester, l'Orchestre de Buffalo, les choeurs de l'Académie de Vienne, les Festival Strings de Lucerne, etc. Le Cercle musical de Chicoutimi (1945-65) présenta aussi des artistes de réputation internationale, de même que la Société des concerts d'Arvida, la Société des concerts de Jonquière et même la Société Saint-Jean-Baptiste qui à elle seule comptait 2025 membres, de Chicoutimi à Alma.

Entre-temps, Arthur LeBlanc donna plusieurs récitals au séminaire, à l'École normale et ailleurs. à Arvida, l'Alcan (Aluminum Co. of Canada) soutint financièrement l'harmonie fondée dans cette ville en 1930. Et l'Arvida Concert Assn forma un orchestre symphonique qui donna huit concerts entre 1940 et 1943, année du départ de son chef Oscar E. Dahlstrom. Les musiciens étaient pour la plupart des employés anglophones de la compagnie ou des membres de leurs familles. La Fanfare d'Arvida récupéra et réorganisa l'orchestre qui devint la Petite symphonie à l'automne de 1944. Des musiciens de Chicoutimi, Jonquière et Kénogami s'étaient joints à l'orchestre. Jean Back entra en fonction comme chef de musique de la fanfare et de la Petite symphonie en 1949; puis les activités de cette dernière semblent diminuer au profit de celles de l'harmonie. Enfin, en 1947, l'Arvida Choral Society présenta The Pirates of Penzance de Gilbert et Sullivan, et plusieurs opérettes dans les années qui suivirent.

à partir des années 1960, les municipalités et les gouvernements soutinrent un peu plus les individus qui se dévouèrent à l'enseignement musical, et celui-ci devint de mieux en mieux structuré. L'Institut des beaux-arts de Jonquière vit le jour en 1959, fondé par Pierrette Lamontagne Gaudreault. Incorporé en 1961 sous le nom de Institut des arts du Saguenay, il regroupait l'enseignement de la musique, du ballet et des arts plastiques. François Brassard, Raoul Jobin, Jean Manny, Jean-Eudes Vaillancourt et Lucien Ruelland y enseignèrent. Jean Cousineau y donna des cours d'après la méthode Suzuki dès 1963, et y dirigea un orchestre.

L'Institut se transporta au Centre culturel du Mont-Jacob en 1967. à Chicoutimi en 1964, Gabrielle et Yvon Gaudreault fondèrent la Société philharmonique de Chicoutimi Inc. formée de plusieurs entités : une harmonie, une chorale, un orchestre, l'école de musique et solfège et une école de ballet. L'école de musique prolongeait et remplaçait l'école établie par la Fanfare de Chicoutimi en 1956. L'orchestre devint l'OS de Chicoutimi (1967-76), dirigé par Yvon Gaudreault, également fondateur et dir. artistique (1967-84) de l'Orchestre des jeunes. La recrudescence des écoles de musique jointe à l'enseignement déjà existant dans les communautés religieuses permirent à plusieurs groupes ou individus de se distinguer lors des finales des Festivals de musique du Québec et des Concours de musique du Canada.

Lac-Saint-Jean

Au Lac-Saint-Jean, où le développement survint un peu plus tard qu'au Saguenay, la première paroisse d'importance, Hébertville, fut peuplée à partir de 1849 par la Société des comtés de l'Islet et de Kamouraska. Entre 1870 et 1910, 31 missions ou paroisses entourèrent le lac, et Roberval atteignit 8000 de population en 1901. Là comme au Saguenay, violons et accordéons soutinrent longtemps les chants à l'église en attendant l'harmonium. Ce fut le cas à Hébertville jusqu'en 1871. Cette année-là, le notaire Séverin Dumais se mit à transporter son harmonium à l'église en « charette ».

La paroisse acheta enfin un instrument en décembre 1882. à Saint-Gédéon, le député conservateur Joseph Girard, m. c., vit à l'acquisition d'un harmonium en 1882. L'année de sa mort en 1933, à 80 ans, il introduisait le chant pratiqué à Solesmes, et projetait l'achat d'un orgue Casavant pour sa paroisse. Dans son célèbre roman Maria Chapdelaine, Louis Hémon rend hommage à ces musiciens obscurs des petites paroisses du Lac-Saint-Jean en écrivant : « Y a-t-il rien de plus beau que la messe de minuit à Saint-Coeur-de-Marie, avec Yvonne Boily à l'harmonium et Pacifique Simard qui chante le latin si bellement! » (chapitre IX).

C'est à Roberval que les Ursulines s'établirent en 1882. Elles commencèrent immédiatement l'enseignement de la musique. Au tournant du XXe siècle, elles enseignaient le piano, le chant, l'orgue, le violon, la guitare et la mandoline. Deux Ursulines, les soeurs Constantin, ont laissé des oeuvres religieuses et profanes. Un corps de musique fut fondé dans la même ville en 1887, précédant de quelques mois celui de Chicoutimi. Le clarinettiste Joseph-Désiré Marcoux, mort tragiquement en 1888, le dirigea d'abord et donna des leçons gratuites. Son frère Thomas lui succéda.

Une chorale Sainte-Cécile fut formée en 1912 à Alma par Imelda Lavoie. Sa soeur Cécile prit la relève en 1920, organisa des soirées dramatiques et musicales, et la chorale se produisit souvent à l'extérieur de la région. En dehors des chorales paroissiales, la formation de corps de musique ou d'harmonies constituait le noyau des activités musicales et favorisait l'accès à la pratique instrumentale. Alma avait son harmonie depuis 1928. Elle eut sa Société des concerts, fondée en 1944 par les membres de la chorale Sainte-Cécile. En 1950, Roberval avait la sienne.

Régionalisation

Dans les années 1960, on assista à la régionalisation des services. Le Camp musical du Lac-Saint-Jean, fondé à Métabetchouan par l'abbé Raymond Tremblay en 1964, dessert aussi la population du Saguenay. De même, le Cons. de Chicoutimi établi en 1967 s'adresse à la population du Saguenay, du Lac-Saint-Jean et d'une partie de la Côte-Nord. L'option musique et musique professionnelle fut offerte au collège du Lac-Saint-Jean en 1970, puis au cégep d'Alma à partir de 1972. L'accès à l'enseignement supérieur de la musique en région éloignée favorisa l'épanouissement de la vie musicale. Ainsi, à partir de 1971, le Carnaval souvenir de Chicoutimi a-t-il été souligné par la production d'une opérette, qui fait salle comble pendant deux semaines. Récemment, on a pu y entendre Jean-François Lapointe, Agathe Martel, Claudine Côté, Maureen Browne, etc. L'Almatois Normand Laprise dirige l'orchestre et les musiciens depuis 1978.

Il n'y eut pas d'orchestre symphonique véritablement régional avant 1978. Depuis, l'OS du Saguenay-Lac-Saint-Jean regroupe une quarantaine de musiciens sous la direction de Jacques Clément. Avec un sous-groupe, l'Orchestre de chambre (ensemble stylisé de type baroque dirigé par le violoniste Jean-François Rivest), il donne plus de 15 concerts par année dans différentes villes de la région. Un protocole d'entente permet aux élèves avancés du conservatoire d'en faire partie. Depuis 1989, l'orchestre accueille un quatuor en résidence, le Quatuor Alcan (Brett Molzan et Nathalie Camus, violons; François Bertrand, alto; David Ellis, violoncelle), parrainé par la compagnie Alcan. Deux autres ensembles s'étaient déjà distingués : le Trio Giguère fondé en 1984 et réunissant trois soeurs - Pascale (violon), Claudine (alto) et Nathalie (violoncelle) - ainsi que le Trio Nelligan fondé en 1985 et regroupant Hélène Collerette (violon), Annie Gadbois (violoncelle) et Sandra Murray (piano). Plusieurs chorales exercent aussi des activités régulières. En 1984, quatre écoles de musique de la région accueillaient à elles seules 50 p. cent des élèves inscrits au Québec dans les écoles subventionnées par le MACQ. Outre les organismes déjà mentionnés, les JMC, les Amis de l'orgue (1984 -), le Cercle Germaine Lavoie (Hébertville), la SRC (Chicoutimi), le Rendez-vous musical de Laterrière, Producson (Jonquière), la Corporation culturelle, artistique et sociale (Alma) ainsi que le Comité des spectacles de Dolbeau s'occupent de production et de diffusion de la musique. à Chicoutimi, la Coopérative de développement culturel a géré les spectacles de l'auditorium Dufour à partir de 1974. La région fut d'ailleurs l'une des premières à expérimenter une formule coopérative dans ce domaine.

Parmi les musiciens nés au Saguenay-Lac-Saint-Jean figurent Cécile Bédard, Pierre-Michel Bédard, Roger Bédard, Carol Bergeron, Josée Blackburn, Denis Bluteau, Roger Boudreault, François Brassard, Claude Brisson, Micheline Coulombe Saint-MarcouxJacinthe Couture, Alain Desgagné, Vincent DionneMarc FortierHélène Fortin, Geneviève et Raymonde Gagnon, Lucie Gascon, Jean Gaudreault, Sylvie Genest, Jeannine Gobeil-Lebrun, Jean Harvey, Bernard Jean, Marc Laberge, Véronique Lacroix, Jean-François Lapointe, Marcel Lapointe, Jean-François et Dominic Laprise, Guy Latraverse, Robert Lépine, Monique Leyrac, Monique Munger, Claire Ouellet, Claude Ouellet, Gaston Ouellet, Mario Pelchat, Johanne Perron, Louise Portal, Yannick Rieu, Marie-Josée Simard, Dominique et J.-Éric Soucy, Alice Tremblay, Édith TremblayGilles Tremblay, Marc Tremblay, Sylvie Tremblay, Jean-Eudes, Lorraine et Pauline Vaillancourt.